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Nature morte d’automne by Isis Sangaré

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« Nature morte d’automne »
Huile et acrylique sur toile
100 x 73 cm

Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux
Et son boeuf lentement dans le brouillard d’automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux

Et s’en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d’amour et d’infidélité
Qui parle d’une bague et d’un coeur que l’on brise

Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été
Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

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PRÉSENTATION DE L’ÉCOLE DES BEAUX ARTS DE PARIS

L’École nationale supérieure des beaux-arts forme un vaste ensemble architectural, situé face au Musée du Louvre, au cœur de Saint-Germain-des-Prés, compris entre le quai Malaquais et la rue Bonaparte. Etablissement public à caractère administratif, sous tutelle du Ministère de la culture et de la communication, l’ENSBA a pour mission première la formation des étudiants se destinant à la création artistique de haut niveau.

Héritière de l’Académie royale de peinture et de sculpture fondée au XVIIe siècle par Louis XIV, elle demeure un haut lieu de rencontre entre la création, le patrimoine et l’histoire, et occupe une place essentielle sur la scène artistique et culturelle.

MISSIONS

L’École nationale supérieure des beaux-arts a pour mission première la formation des étudiants se destinant à la création artistique de haut niveau. Cette formation, sur un cursus de 5 ans, conjugue les éléments fondateurs d’une démarche artistique et les enjeux de l’art contemporain. Elle offre un enseignement diversifié fondé sur la méthode du travail en atelier. Trois départements – pratiques artistiques, enseignements théoriques et technicités – permettent une organisation efficace et souple du travail, une concertation régulière et la mise en place de projets.

Outre les professeurs et chefs d’atelier, l’École fait appel à des artistes invités qui renouvellent et élargissent les approches pédagogiques. Au travail en atelier, soutenu par les enseignements techniques et l’accès à des bases techniques équipées, s’ajoutent les cours théoriques, permettant diverses approches de l’histoire des arts.

La médiathèque de l’Ecole offre aux étudiants une très riche documentation sur l’art.

L’Ecole propose également tout au long de l’année une programmation culturelle dense et diversifiée, ouverte sur toutes les disciplines artistiques. Un programme de rencontres, séminaires, colloques, workshops, projections et débats permet aux étudiants d’être en prise sur l’actualité de la création et de ses enjeux.

Enfin, l’École fait bénéficier les étudiants d’une politique internationale particulièrement active, à travers les accords d’échanges avec les écoles d’art étrangères dans tous les continents (une quarantaine d’étudiants sont concernés chaque année).

La seconde mission de l’Ecole est de conserver et diffuser de prestigieuses collections liées à son histoire. Cette diffusion est réalisée par le prêt d’œuvres aux musées du monde entier, et par l’organisation d’expositions, au sein même de l’Ecole, dans ses salles du quai Malaquais et dans la Chapelle, tout au long de l’année. Depuis 2005, l’Ecole est dotée d’un Cabinet de dessins grâce au mécénat de Monsieur Jean Bonna ; des expositions y sont régulièrement organisées.

HISTOIRE DE L’ÉCOLE ET DES BÂTIMENTS

Historique

Les bâtiments de l’École nationale supérieure des beaux-arts, répartis sur plus de deux hectares, datent des XVIIe, XVIIIe, XIXe siècles et même pour certaines parties, du XXe siècle.

La construction la plus ancienne est la chapelle et ses bâtiments annexes, élevés au début du XVIIe siècle pour le Couvent des Petits-Augustins, dans lequel fut aménagé par Alexandre Lenoir (1761-1839), pendant la période de la Révolution et de l’Empire, le Musée des monuments français avec les éléments de sculptures françaises les plus remarquables. À la fermeture du musée, en 1816, les lieux sont affectés à l’École des beaux-arts.
L’architecte François Debret (1777-1850) est chargé de la construction de nouveaux locaux. Il édifie d’abord le Bâtiment des Loges, indispensable au fonctionnement des concours, et commence le Palais des études. Son élève et beau-frère Félix Duban (1797-1872) lui succède et construit le Palais des études et le bâtiment des expositions (salle Melpomène et salle Foch) donnant sur le quai Malaquais ; il a aménagé les cours d’entrée du côté de la rue Bonaparte, la chapelle et le cloître (cour du Mûrier) de l’ancien couvent. Duban a réutilisé des éléments architecturaux et décoratifs, parfois disparates, restés en place après la dispersion des collections du Musée des monuments français, donnant à l’ensemble une unité incontestable.
C’est en 1883 que l’École connaîtra sa dernière grande extension avec l’achat de l’hôtel de Chimay et ses annexes, datant des XVIIe et XVIIIe siècles, situés aux 15 et 17 quai Malaquais.Depuis le second semestre de l’année scolaire 2008-2009, cinq ateliers de technicités liés à la pratique de la sculpture et du volume sont installés à Cap Saint-Ouen, dans un hôtel d’entreprises situé au cœur des Puces de Saint-Ouen.
L’installation de ces ateliers a été rendue possible grâce à la volonté de la ville de Saint-Ouen, très engagée dans l’inscription des pratiques artistiques et culturelles au sein de la cité. Au terme d’un partenariat constructif, l’Ecole nationale supérieur des beaux-arts de Paris occupe un espace de plus de 800m2 dont la gestion est assurée par la Semiso (société d’économie mixte de Saint-Ouen).

Restaurations

Les façades du quai Malaquais

La restauration des façades des bâtiments situés quai Malaquais a pu commencer grâce au généreux mécénat privé de Monsieur Philippe Journo, président de la Compagnie de Phalsbourg, à titre personnel et au titre de sa société – mécénat complété par le ministère de la culture et de la communication.
Ces travaux concernent des édifices construits entre le XVIIe et le XIX e siècle, au sein d’un site classé en totalité au titre des monuments historiques depuis 1972. Ils ont été conduits en 3 tranches et seront achevés en 2012.

La Cour vitrée du Palais des études

La restauration de la Cour vitrée a débuté en janvier 2007 par la consolidation de la verrière suivie de la réfection des parements en pierre ainsi que des ornements picturaux des différentes façades. Onze corps de métiers sont intervenus sous la direction de Benjamin Mouton, architecte en chef des monuments historiques.

Le Ministère de la Culture et de la Communication, la Fiac, la Fondation d’entreprise Hermès, la Maison Lenôtre et les champagnes Nicolas Feuillatte se sont associés à la restauration de la Cour vitrée. Le chantier s’est achevé en mars 2009.

ACCÈS SITE BONAPARTE

Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts

Site Bonaparte :
14, rue Bonaparte
75006 Paris

 
St Germain des Prés

         

Horaires d’ouvertures :
L’école est ouverte du lundi au vendredi de 9h à 20h30.

Périodes de fermeture :
Une semaine à pâques, de fin juillet à fin août et quinze jours à Noël

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ô temps suspends ton vol…

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Ô temps ! Suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent,
Oubliez les heureux.

Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

Aimons donc, aimons donc ! De l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons

Alphonse de Lamartine 

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« Le dictateur » par Charlie CHAPLIN, 1940

Ce film est ouvertement inspiré par le régime nazi mis en place par Hitler. Le gouvernement allemand a d’ailleurs protesté officiellement contre sa réalisation et demandé l’abandon de ce projet, que Chaplin a tenu à terminer malgré ces pressions. Le dictateur incarné par Chaplin est largement inspiré par celui-ci et le personnage de Benzino Napoléoni fait penser au premier coup d’œil à deux autres dictateurs, l’Italien Benito Mussolini et le Français Napoléon Bonaparte. Bien que réalisé avant le début de la Seconde Guerre mondiale, le film laisse entendre la possibilité d’une nouvelle guerre en Europe en même temps qu’il rappelle la brutalité du régime nazi.

Lors de ses discours, le dictateur Hynkel s’exprime en anglais mais aussi en une langue peu compréhensible et très agressive qui rappelle le ton sur lequel Hitler prononçait ses discours en allemand, et on reconnaît quelques mots comme Blitzkrieg, « Freespraken » (pour liberté d’expression, ne veut en fait rien dire mais linguistiquement « Libre parler »), « Beltn » (proche de l’anglais Belt, pour ceinture) ou in der Welt (dans le monde) et encore mit der Juden (avec les Juifs).

 

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« Le défilé des gueules cassées » par Jean GALTIER BOISSIERE

La guerre fait 2 800 000 blessés en France, dont 300 000 mutilés. Le terme « gueules cassées » est attribué aux survivants de la Grande Guerre ayant subi des blessures au combat et affectés par des séquelles physiques graves, notamment au visage.

Les « gueules cassées » font l’objet de nombreuses représentations, en photographie et en peinture (Otto Dix, Grosz). On peut signaler un intérêt relativement récent porté par les historiens mais aussi par les romanciers et les cinéastes aux conséquences physiques et psychologiques de la Grande Guerre (voir Marc Dugain, La Chambre des officiers et le film Les fragments d’Antonin qui présente en introduction des images d’archives inédites de traumatisés de la Guerre).

Ils témoignent de la violence et de la brutalité de la guerre. Ils témoignent aussi des difficultés de réinsertion des anciens combattants dans la vie civile.

En France, l’Union des blessés de la face et de la tête (les « gueules cassées ») acquiert un domaine à une quarantaine de kilomètres de Paris, à Moussy-le-Vieux, en Seine-et-Marne, en 1927 grâce à une souscription. La Maison accueille les pensionnaires de manière définitive, pour les plus atteints d’entre eux, ou temporaire, pour les convalescents notamment. L’association a été financée par la Loterie nationale devenue Française des jeux.

Source: CNDP

 

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« L’enfant malade » par Salvador DALI, 1923

La composition de l’oeuvre : L’Enfant malade ( 1923)

On distingue une composition du tableau en trois plans. Au premier plan, on peut observer l’enfant, la table, le flacon et la cuillère, ainsi que la cage et l’oiseau. Le second plan est formé par la mer et les bateaux. L’horizon forme le troisième plan.

Le cadre est rectangulaire. Les lignes sont courbes et simplifiées: la table, les bateaux, les sourcils de l’enfant, la bouteille de sirop…

L’enfant, peint jusqu’à la taille, est présenté en plan américain.

On note aussi une organisation de lignes horizontales, telles que l’horizon, les barreaux de la cage, la coque des voiliers, ainsi que des lignes verticales formées par la cage, l’enfant, et les bateaux.

Les voiliers servent de point de fuite, ils conduisent ainsi le regard. La tasse, l’œil et l’horizon sont alignés par une transversale qui marque le contraste entre l’animé et l’inanimé.

Le destinataire se trouve en situation de légère contre-plongée. L’enfant ne regarde pas celui-ci. Il regarde au loin et, on lit dans ses yeux une sorte de préoccupation, sûrement celle de la maladie. Celle-ci est perceptible à cause du sirop, de la tasse et de la cuillère, mais surtout de la main squelettique de l’enfant.

Le contraste entre le jaune et le bleu marque une antithèse entre les voiliers, la mer et l’enfant.

L’interprétation :

D’abord, ce sont la table et les voiles qui donnent à ce tableau les lignes courbes. Les couleurs sont tantôt chaudes, tantôt froides : les coques des voiliers, et le flacon sur la table sont rouges, ce qui symbolise peut-être la force. La source de lumière vient des voiles jaunes des bateaux qui se reflètent, par touches impressionnistes, dans l’eau.

Le visage de l’enfant est éclairé, contrairement à son corps qui est assez sombre. Son visage porte une expression assez difficile à définir, il regarde en coin le destinataire qui connaît sa souffrance, d’ailleurs le flacon et la cuillère rappellent sa maladie.

Il a l’air fatigué, son fauteuil lui soutient la tête, il porte un foulard vert qui est la couleur de l’espoir qu’il garde en lui malgré sa maladie. Il tient dans ses mains, contre lui, une couverture. On observe que sa main longue et squelettique rappelle celle d’un mort.

L’association de toutes les couleurs de ce tableau donne un effet un peu magique : chaleur et désir d’évasion.

Le symbole de l’oiseau en cage semble clair : il aimerait jouer, profiter plus pleinement de sa jeunesse, mais sa maladie l’en empêche comme la cage qui enferme l’oiseau. Comme lui, l’oiseau cherche à prendre son envol.

On remarque aussi un contraste entre l’horizon et les premiers plans de la toile.

L’horizon est sombre, on peut penser qu’il représente l’avenir qu’il appréhende à cause de sa maladie. Il a peur de ce qui risque de lui arriver. Son regard ne se porte donc pas vers le destinataire, c’est un regard songeur, il réfléchit peut-être au futur.

On note dans ce tableau une grande sincérité de l’artiste qui arrive à nous dévoiler son état d’esprit durant une période douloureuse de sa vie.

 

 

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« Le déserteur » par Boris VIAN, 1956

Monsieur le président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps

Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour aller à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens

C’est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m’en vais déserter
Depuis que je suis né
J’ai vu mourir mon père
J’ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants

Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers

Quand j’étais prisonnier
On m’a volé ma femme
On m’a volé mon âme
Et tout mon cher passé

Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J’irai sur les chemins

Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens:

«Refusez d’obéir
Refusez de la faire
N’allez pas à la guerre
Refusez de partir»

S’il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le président

Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n’aurai pas d’armes
Et qu’ils pourront tirer

Source :http://dnbhistoiredesarts.wordpress.com/2011/08/18/le-deserteur-boris-vian/

Ce poème  se présente sous la forme d’une lettre ouverte au Président de la République, lettre d’un homme ayant reçu un ordre de mobilisation en raison d’un conflit armé. Il explique ne pas vouloir aller à la guerre et justifie sa décision par les décès survenus dans sa famille à cause de la guerre et parce qu’il ne veut pas tuer de pauvres gens. Il incite les gens à prendre la même décision.
Contexte Le Président de la République à cette époque est René Coty (>1953). Vincent Auriol lui succèdera.La chanson a été publiée le 7 mai 1954, jour de la défaite de la France dans la bataille de Dien Bien Phu, qui marque la fin de la Guerre d’Indochine (1946-1954).          

Elle coïncide également avec le début de la Guerre d’Algérie (1954-1962).

          Elle a été chanté la première fois par Mouloudji….. Mais ce chant anti-militariste a très vite été censuré par le conseiller municipal des hauts-de-Seine, Paul Fabeur et ceci jusqu’en 1962 malgré la modification des deux derniers vers qui étaient : Et que j’aurai des armes, Et que je sais tirer.

 

Cette chanson a été utilisée, dans les années 1970, pendant la Guerre du Viet nam, lors des marches pacifistes et a été reprise par de nombreux chanteurs tels Juliette gréco, Johnny Halliday, Renaud….

 
Analyse du texte  

  1. 1.   Une chanson originale : une lettre ouverte

 Il s’agit d’une lettre ouverte au Président de La république. Boris Vian s’exprime à lapremière personne, en respectant les codes de la lettre (formule d’adresse, signature). Une lettre qui a deux destinataires, le Président et le public.

  1. 2.   Un texte engagé

C’est une lettre argumentative dans laquelle on retrouve tous les procédés pour convaincre : des répétitions (anaphores), des phrases injonctives… et une stratégie argumentative : il affirme sa volonté de refuser de faire la guerre mais invite SURTOUT les autres à ne pas la faire. Un appel à la paix. Les arguments sont de plusieurs ordres : Personnels, politiques.

  1. 3.   La poésie pour transmettre un message

La valeur émotionnelle du poème réside avant tout dans sa simplicité poétique : un vocabulaire simple, compréhensible de tous, des rimes certes, mais peu de figures de style, outre l’anaphore (répétitions). Le poète annonce clairement son attitude future : fuite, opposition, incitation à la désobéissance.

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« La Rafle » par Roselyne BOSCH, 2010

Le film fait événement car il n’existe aucune image de cet épisode honteux : jusqu’ici, aucun cinéaste n’avait osé s’attaquer à la rafle du Vel d’Hiv’. Un film de Roselyne Bosch, qui dit vouloir faire acte de pédagogie pour les plus jeunes.

 

Un film utile pour Roselyne Bosch, un film qui permet la discussion et même l’identification avec certains des personnages. Et si parfois la sensiblerie le dispute à la sensibilité, le film demeure une œuvre forte.
Il restera en tout cas la première représentation à l’écran de l’une des pages les plus sombres de l’histoire de France, la Rafle du Vel’ d’Hiv’ en 1942.

 

The Longest Day, Iron Maiden, 2006

In the gloom the gathering strom abates
In the ships gimlet eyes await
The call to arms to hammer all the gates
To blow them wide throw evil to its fate

All summers long the drill to build the machine
To turn men from flesh and blood to steel
From paper soldiers to bodies on the beach
From summer sands to armageddon’s reach

Overlord, your master not your god
The enemy coast dawning grey with scud
These wretched souls puking, shaking fear
To take a bullet for those who sent them here

The world’s alight, the cliffs erupt in flames
No escape, remorseless shrapnel rains
Drowning men no chance for a warriors fate
A choking death, enter hells gates

Sliding we go, only fear on our side
To the edge of the wire
And we rush with the tide
Oh the water is red
With the blood of the dead
But I’m still alive, pray to God I survive

How long on this longest day
‘Til we finally make it through
How long on this longest day
‘Til we finally make it through

The rising dead, faces bloated torn
They are relieved, the living wait their turn
Your number’s up, the bullet’s got your name
You still go on, to hell and back again

Valhalla waits, valkyries rise and fall
The warrior tombs lie open for us all
A ghostly hand reaches through the veil
Blood and sand, we will prevail

Sliding we go, only fear on our side
To the edge of the wire
And we rush with the tide
Oh the water is red
With the blood of the dead
But I’m still alive, pray to God I survive

How long on this longest day
‘Til we finally make it through
How long on this longest day
‘Til we finally make it through

How long on this longest day
‘Til we finally make it through
How long on this longest day
‘Til we finally make it through