Comprendre le metal en Finlande

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Vaste question n’est-ce pas? Pourquoi ces pays nordiques, du Danemark à la Norvège voir même l’Islande sont ils aussi bien fournis en matière de saturation?

Avant de s’attaquer à la question du comment, il faut surtout se demander d’où vient l’attrait pour cette culture.

Afin de pleinement saisir la chose il faut être passé dans ces terres pour se rendre compte qu’en quelques centaines de kilomètres les cultures, les modes de vie et tout simplement l’environnement n’ont absolument rien à voir avec ce qu’on peut connaître dans l’Hexagone.

Les ambiances feutrées de pénombres, la beauté des forêts, les milliers de lacs qui sont autant de miroirs de ciel, le froid humide, perçant et surtout la lumière si changeante de ces contrées sont autant d’élements qui ne laissent personne indifférent.

Toutes les sensations que peuvent évoquer ces paysages, ces collines, ne donnent pas spécialement envie de faire de la salsa ou du ska (bien qu’il y ait des groupes finnois qui s’adonnent au reggae avec un succès avoisinant le vide de la Creuse…)
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Les Finnois baignent dans ce décor. Ils en tirent quelque chose qui est considèré par les proverbes populaires comme une richesse: le Silence.

Ils parlents rarement pour ne rien dire. A défaut d’user de la parole à trop grand usage, ils écoutent. Et quand deux personnes s’écoutent réciproquement et bah il n’y a pas beaucoup de décibels…

Le Lutakko, salle de concert connue et reconnue à Jyvaskyla en a d’ailleurs tiré sa devise:

« Where words fails music speak« .

Mais nous reviendrons un peu plus tard à cet exemple.

La société finnoise peut être un élement important pour comprendre le tel dévelloppement du metal. Ce pays va fondamentalement bien. Du haut de ses 5 ou 6 millions d’habitants pour une superficie qui avoisine la moitié de la France, il y a beaucoup de problème qui ne se posent pas. La seule délinquance connue est juvénile, ce sont souvent des teenagers qui craquent complètement…

Un système éducatif rigoureux, un modèle social déroutant et un cadre de vie des plus confortables contribue à ce que tout un tas de gens ont besoin d’exutoire, de violence, de tailler dans le lard, de faire dans le gras. L’alcool étant méchamment taxé, la drogue quasiment inexistante (sans déconner vous avez déjà essayé de faire pousser de la weed par 10 degrés?) il ne reste pas des masses de solutions pour se défouler: le sport et la musique.

Il est vrai que les finnois se débrouillent plutôt bien en la matière. Ici, tout le monde fait du sport ou a des activités artistiques/créatives. C’est d’ailleurs vivement encouragé d’un point de vue social si bien que même lors des études supérieures il y a beaucoup de cours d’approche artistique ou créative bien qu’en soit cela n’aie pas d’application concrète pour de futurs managers ou cadres supérieurs.

Le rock aussi n’a jamais été stygmatisé comme le mal incarné. Il s’agit d’une musique a part entière au même niveau que les autres, il n’est pas rare d’aller dans des clubs tout ce qu’il y a de plus fashion et d’entendre Rage Against the Machine ou bien System Of A Down, certes groupes grand public mais rock quand même.
Là où c’est vraiment drôle c’est que même ce qu’on pourait considérer comme « une nana lambda avec un tailleur et des talons » en France est parfaitement capable de sortir son point de vue sur le dernier album d’Opeth…

Il faut aussi comprendre que malgrè leur discrétion apparente et leur calme déconcertant les finnois sont des personnes passionnées et intégres. Il n’est pas rare que les étudiants de 22-23 ans soit déjà mariés et aient des enfants tout en combinant un boulot.

Cet engagement dans les relations est aussi valable pour d’autres domaines d’activités, dont la musique.

Passionés et dévoués sont donc les mots qui qualifieraient les groupes et le public, mais surtout les organisateurs.

Si la Finlande est un terreau si fertil au metol c’est bien parce que les gens aiment ça et qu’ils ont décidé de faire vivre
la chose comme ils le peuvent.

D’une part en jouant, nous ne ferons pas ici une liste monumentale des groupes venus du nord, tout lecteur et auditeur avisé de Black Roots en connait un rayon. La culture du concert est encore trés présente, le public aime ça et le fait savoir en allant matter un concert par semaine au moins.

Et enfin les organisateurs & les bénévoles.
Prenons un exemple simple: le Lutakko.
Le Lutakko existe depuis 1990. Un groupe de jeunes fans de concert décide de s’approprier une ancienne fabrique de pain pour y faire des concerts. L’asso Jelmu était née. D’abord à l’arrache comme beaucoup d’endroits du genre, l’espace plus ou moins autogéré s’organise.  On est loin de l’imagerie du squat Allemand et Français.
L’association sait que sa survie dépend de son sérieux et de son image.

D’années en années, les groupes se succèdent, passant des groupes locaux aux groupes nationaux puis Scandinaves et actuellement internationaux l’on peut citer parmi tout ceux qui ont effleuré le béton et les planches de la salle: Napalm Death, Nightwish, Soulfly, Amorphis, Dark Tranquility
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Source: HARD ROCK HEAVY METAL

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Metallica Nothing Else Matters

Nothing Else Matters est l’une des chansons les plus connues du groupe de thrash/heavy metal Metallica. Figurant sur le Black Album (1991), cette ballade dénote par rapport aux compositions habituelles du groupe : elle débute par une longue introduction jouée à la guitare acoustique et ses paroles parlent sur un ton mélancolique d’indépendance et de ce qui est le plus important dans la vie. Cette chanson a participé au succès commercial du groupe en lui ouvrant les portes d’une diffusion plus grand public : elle fut ainsi classé à la 65e place du Top 100 en 1993 et a depuis été reprise par de nombreux groupes hors de l’univers heavy metal. Nothing Else Matters est parfois considérée par certains détracteurs comme le symbole du virage qu’aurait pris le groupe Metallica par rapport à la musique des albums précédents, plus rude, plus trash et moins commerciale.